2013 AG : CR AG 2013 du 5 novembre

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

P.G.S.E.

pour une Gauche Sociale et Environnementalecid:image005.png@01CD1273.8EB83BB0

Salle Isadora DUNCAN, Espace Chambon à CUSSET

Mardi 5 novembre 2013

 

Cette réunion s’est déroulée à la salle Isadora Duncan en présence de 58 personnes à l'ouverture (plus celles arrivées plus tard).

 

Jean-Yves Chégut ouvre la séance en rappelant l’historique de la création de notre association et les raisons de notre engagement dans la campagne des élections municipales. Il évoque la mémoire de René Bardet . Il fait une rapide analyse d'une France sinistrée politiquement et sur un FN en progression.

 

Rapport moral :

En l’absence d’Alain Vacherat, à qui Jean-Yves rend hommage pour son travail en tant que secrétaire de l’association, c’est Stéphane Morlat, vice président, qui expose le rapport moral de l’année écoulée rédigé par Alain Vacherat.

Après l’adoption de ce rapport par les membres, Jean-Yves Chégut lance un appel à la jeunesse pour une relève, rappelant qu’il ne s’engagerait que pour un mandat s’il était élu. En effet avec l'association nous sommes opposés au cumul de mandats tant en nombre que dans la durée. Cela pour faire une place à la jeunesse et au renouveau politique, et parce qu'être élu ne doit pas se transformer en "faire carrière".

"La jeunesse est une étape de la vie et doit être prise en compte et représentée" 

 

Rapport financier :

Le rapport financier est présenté par le trésorier Jean-Pierre Perrin. Les ressources étant uniquement constituées par les adhésions à l’association et les dons, les recettes sont donc faibles. Cependant, avec des dépenses réduites à la stricte nécessité pour faire fonctionner l'association, le bilan est positif pour le moment, mais ne sera pas en mesure d'assurer une campagne électorale.

Le prix de l’adhésion est reconduit à 10€ minimum et les dons seront les bienvenus pour cette année, en considérant que beaucoup de membres ont payé plus et que de nombreux  sympathisants ont fait des dons.

Le rapport financier est également adopté par les membres de l'association.

 

Elections au CA :

Après accord des membres du CA pour renouveler leurs candidatures, l'AG prend acte de la candidature nouvelle de Sébastien Ulliana pour venir renforcer le CA.

Cette nouvelle composition du CA est adoptée à l'unanimité des membres présents.

Le CA élira son bureau lors de sa prochaine réunion du 21 novembre 2013 au Siège.

 

Contexte politique local :

Après cette partie institutionnelle, Jean-Yves Chégut fait état des rencontres avec les différents partis de gauche cussétois  (PC, PRG, les Verts, PS), et des travaux que nous avons effectués lors de cette année. Il  rappelle que nous souhaitons une "démocratie locale active".

Il précise que la population cussétoise doit trouver une écoute et une réponse à ses  demandes et interrogations.

Il signale que la demande de rencontre avec Pascale Semet (leader du PC Cussétois) pour débattre des possibilités de faire une liste rassemblant les partis de gauche est toujours sans réponse à ce jour.

 

Introduction au débat :

La parole est donnée à Gérard Ramillien pour lire un texte rédigé par Monsieur Dubos, sur le ton de l’humour, pour dénoncer les dérives des pratiques politiciennes. Celui-ci obtient un vif succès.

Jean-Yves Chégut introduit alors le débat pour définir la "marche vers les municipales" en posant la question :  « Partons-nous seul, avec d’autres composantes de la gauche ? »

 

La salle s’exprime  et Jean-Yves Chégut répond au nom de l'association

 

Ø "jusqu’à quand peut on attendre des réponses des autres composantes de la gauche ?"

Réponse : Nous devrons prendre notre décision fin novembre pour avoir le temps de construire le projet pour mars. Le mécontentement monte et la vie dans la commune devient difficile. Il va falloir réfléchir sur les problèmes de logement, de stationnement, de l’école, de la vie économique …., Nous ne pouvons plus attendre pour monter un programme, il faut agir vite en organisant des ateliers de démocratie locale sur ces sujets et en allant à la rencontre des cussétois.

.

 Ø  "Est ce qu'on peut envisager de partir seul?"

Réponse ::Non, ça n'aurait aucun sens. Il faut partir en équipe, il n'y a aucun intérêt à diviser la gauche et nous avons besoin de nous entendre.

Nous sommes contre des rassemblements qui sont de "faux rassemblements" pour simplement protéger les  mandats et les indemnités des élus en place. C’est un mauvais signe qui déshonore les valeurs de Gauche. Pour nous, faire de la politique ce n'est pas d'abord unir des camps mais rassembler des volontés au service d'un projet de ville, répondant aux aspirations des habitants de la Commune sur le territoire de la Communauté d'Agglomération.

Ø "Quels moyens nous faut il pour fonctionner ? Nos alliés risquant d’apporter plus de finances que nous, peuvent nous phagocyter. Il faut donc se poser la question de la dépendance financière "

Réponse :: Il faut s’accorder avant tout sur des idées, l’argent ne fait pas tout. Nous avons la chance d’avoir une équipe active qui fait un travail de proximité. Ce qui coûte ce sont les tracts et les affiches, mais pas le fait de rencontrer les gens et de discuter avec eux. S'il faut des moyens pour une campagne il est surtout nécessaire d'avoir des idées et des propositions.

 

Ø "Dans le cadre d’une alliance quelle serait  votre préférence PC, PRG, verts, PS ?"

Réponse : C’est l’union de toute la gauche que nous souhaitons, PC, PS VERTS, PRG réunis autour d'un projet commun et des candidats partageant la même vision et les mêmes conditions nécessaires à ce rassemblement de gauche .

Gérard Ramillien rappelle que Jean-Yves Chégut est proche des gens et qu'à la question : "Jean-Yves Chégut partira avec qui?", il faut répondre : "avec les Cussétois" car c'est avec eux qu'il faut s'allier. Les alliances politiques d'appareil ne représentent qu’une minorité de personnes. Arrêtons les petits « trucs » entre partis.

II faut un maire de Cusset qui soit au service des citoyens. Un élu doit être proche et disponible et soutenu par une équipe. Il faut " un maire à plein temps" et le candidat est chez nous.

 

Ø "On vit des choses aberrantes dans Cusset et on n’écoute pas la population. Par  exemple : les problèmes de chauffage dans les immeubles alors qu’il reste allumé dans des structures administratives voisines fermées le week-end, les problèmes de violences, d’incivilités, de stationnement ….je ne voterai jamais pour une personne qui fait "des plans de carrière" comme Monsieur Rostan. Il n'est pas normal que la seule réponse de la mairie soit de dire que Le Maire est très occupé par des problèmes plus importants…".

Réponse : La réponse à ce témoignage, c’est le rapport de proximité que l’on veut établir avec les habitants en considérant que toute demande appelle une réponse, positive ou négative. Les citoyens ont besoin de considération. L’équipe que l’on veut mettre en place devra s'investir au plus près des gens afin d' écouter, comprendre, mesurer et réagir.

 

Ø  "A Cusset il n’y a pas d’efficacité mais un exercice du pouvoir. Arrivé à Cusset en 1998 j'avais espoir d'être entendu et écouté. Président d'une association culturelle, je suis déçu, comme les membres de l’association, par la politique menée et tout particulièrement par la politique culturelle ne s’adressant qu’à un public privilégié, " les bobos", dont je fais partie, et qui exclu complètement le public populaire. C’est inadmissible."

Réponse : La culture doit être adaptée à tous les niveaux. L’offre culturelle doit être ré-orientée pour s’adresser à tous les types de publics. La culture est faite pour libérer les esprits et tout le monde a le droit d'en bénéficier et pas seulement "une classe sociale". Toutes les associations doivent pouvoir utiliser les installations, adaptées à leur activité, payées avec les impôts des cussétois .

Si nous arrivons aux affaires, nous assurerons la promotion des compétences et des actions culturelles locales. Par exemple, où aujourd’hui même, une convention engageant l'avenir pour le cirque est signée,  il n’y a pas d’école de cirque proposée à nos jeunes, ce n'est pas cohérent !

 

Ø "Les abonnés du théâtre, pour la plus part ne sont pas des cussétois. On me refuse des places à des spectacles car elles sont déjà toutes réservées aux abonnés. N’ayant pas les moyens de me payer un abonnement dans lequel il n’y a pas que des spectacles qui m’intéressent, on me répond que je n’ai qu’à faire un emprunt, c’est méprisant!"

Réponse : Une telle réponse est inadmissible. La responsabilité d'un fonctionnaire territorial n'est pas de juger un citoyen mais de prendre sa demande en considération, d'en mesurer l'importance et d'y répondre avec attention. Metteur en vie de la politique municipale, il se doit d'être un relais positif entre élus et habitants. Sinon il faut changer de métier, car pour nous entrer dans la réalité des gens est une priorité.

 

Ø "Dans le cas où vous serez présents dans la future municipalité, avez-vous pensé à modifier le plan de circulation sur Cusset qui est une vraie catastrophe, notamment rue Jean Baptiste Bru ?"

Réponse : la circulation concerne beaucoup de monde: habitants, commerçants, personnes venant de l'extérieur,…Nous avons effectivement à penser à une circulation et à des stationnements différents facilitant l'accès de la ville à toutes les personnes de tranches d'ages et de mobilités différentes.

On ne peut concevoir un plan de circulation sans penser parkings adaptés, bien positionnés, avec des moyens de communication cohérents, ajustés à toute la population. Pour cela l'Équipe d'élus doit bien connaitre la ville, écouter la population pour imposer ses exigences aux bureaux d'études sollicités au lieu d'en subir les influences et parfois les propositions inappropriées.

 « On est dans une ville qui a perdu ses oreilles »

Les samedis, jours de marché, les commerçants nous en parlent. On doit être à leur écoute. Il faut faciliter la cohabitation entre les « camelots » et les commerçants afin qu'ils puissent tous travailler et que cela contribue à l'animation de la vie cussétoise en amenant plus de monde au marché

 

Ø (question d’une jeune femme) "Qu’est ce que vous envisagez  pour faire connaître la politique aux jeunes ? J’ai la chance de pouvoir en parler avec mes parents, ce n’est pas le cas de tous les jeunes qui ne sont pas formés à l’école"

Réponse : Il faut leur permettre de s’organiser car sans jeunesse il n’y pas d’avenir. En 2001 j’ai installé le conseil communal d’enfants qui est toujours d’actualité. Les jeunes sont des citoyens en devenir, et si je ne suis pas pour le vote à 16 ans, je suis favorable à une préparation citoyenne de 16 à 18 ans.

Nous devrons instaurer des rencontres thématiques avec les jeunes, faciliter des activités communes avec les adultes, leur donner les moyens pour qu’ils s’expriment, créer un espace information jeunesse, leur assurer des lieux de rencontres pour éviter des regroupements sordides dans les halls d’immeubles, où ils peuvent être confrontés à toutes les tentations illicites en perturbant la tranquillité des résidents.

 

Ø "si vous êtes maire de quel pouvoir pensez vous disposer pour mettre en œuvre des projets d'aménagement des friches industrielles qui défigurent le paysage depuis des années et sont déléguées au privé ?"

Réponse : Dans une équipe, il faut quelqu'un qui "pilote" avec courage, détermination et vision d'avenir. Ces projets furent freinés ces dernières années, pour partie en raison des difficultés de santé de René Bardet. Il faut une "autorité" dans la ville, ce qui suppose un non cumul de mandat pour éviter les interférences dans les projets. C’est une volonté politique que nous devons construire. Sur ces friches industrielles ou immobilières,  je pense qu' il serait judicieux de prévoir un parking pour les personnels de la ville.

 

Ø "au sujet des parkings la municipalité actuelle parle de celui de Tabarly. Il faut croire que les conseillers municipaux n'y sont jamais allés car ils ne connaissent visiblement pas l'état dans lequel il est !"

 

Ce n'est pas quand les projets sont lancés qu'il faut penser aux conséquences, c'est avant. Mais effectivement le parking de Tabarly est actuellement une offre précaire.

 

 

Sur ce constat, Jean-Yves rappelle l'heure et notre engagement prévoyant la fin de cette soirée à 20H . Or nous tenons nos engagements c'est un principe intangible. Il signale qu'une fiche de présence circule pour recueillir les coordonnées des personnes présentes désirant recevoir nos publications et nos comptes rendus.

Il décide de clôturer cette séance très riche en réflexions autour du pot de l’amitié où les participants ont pu continuer de discuter et de faire plus amplement connaissance.